À l’aube du grand amour – Tome 1 de la trilogie Les héritiers de Sorcha de Nora ROBERTS

Bonjour à tou.te.s 🙂,

 

Avant le départ en vacances d’été, une collègue a vidé sa bibliothèque et nous a proposé les livres qu’elle ne voulait plus. Cette femme aime les histoires d’amour et d’amitié. C’est grâce à elle que j’ai (re)découvert la série « mon petit poney ». Série que j’apprécie parce qu’elle me permet, le temps d’un épisode de vingt minutes, de me fondre dans un univers utopique.

Je tiens donc à la remercier de m’avoir donné plusieurs livres dont la trilogie des héritiers de Sorcha de Nora ROBERTS. Je tiens toutefois à souligner que la lecture de romances s’apparente plus à un défi me concernant, qu’à une partie de plaisir.

Les héritiers de Sorcha :

  • Tome 1 : À l’aube du grand amour
  • Tome 2 : À l’heure où les cœurs s’éveillent
  • Tome 3 : Au crépuscule des amants

 

Maintenant mes observations sur le premier tome :

Tout commence en 1263. Une gentille sorcière – guérisseuse de métier nommée « la Ténébreuse » – est mère de deux filles et un garçon (en milieu de fratrie). Malade (pour une guérisseuse ça commence bien 😅… mais sinon il n’y aurait pas d’histoire 🤐), elle doit se battre seule contre Cabhan, un méchant sorcier qui a pactisé avec les forces obscures afin de s’approprier son corps, son âme et (surtout) son pouvoir… alors que son mari est parti en guerre à l’autre bout du pays.

Quand maman Ténébreuse voit sa fin arriver, elle envoie ses enfants chez tantine et tend un piège au vilain qui a profité de la nuit pour tuer son amour de mari. Évidemment, elle échoue. Elle lui fait supra méga bobo, mais… si elle était parvenue à ses fins, ça n’aurait pas été la même histoire.

 

Pendant ces deux chapitres en l’an 1263, je me dis naïvement : oh ! mais c’est génial ! De la fantasy, certes magie blanche contre magie noire et script très cliché, mais pas une romance. Ça, c’est parce que j’avais oublié le titre et pas encore atteint le chapitre 3 qui amorce le reste de l’histoire, en 2013, et développe l’aube du grand amour promis sur la couverture.

Arrivée là, les personnages changent, à l’exception de Cabhan (bien qu’il ne soit plus que l’ombre d’un sorcier… ou plus exactement un brouillard).

En 2013 Iona, une descendante de la Ténébreuse née aux Etats-Unis, rejoint l’Irlande et plus particulièrement la bourgade où est née son aïeule. Elle y retrouve Branna et Connor ses cousins et, à eux trois, ils forment la trinité qui aura bientôt pour but de vaincre Cabhan.

Jusque-là, l’histoire était certes clichée, mais moins sirupeuse que ce que je craignais. Les passages magiques donnaient envie. Je flottais sur mon petit nuage, désireuse de découvrir un univers douceâtre passionnant.

Jusque-là.

Arrivent Boyle, Fin et Meara, les ami.e.s d’enfance des deux cousin-cousine. Et patatra ! Iona s’éprend de Boyle qui, à son tour, tombe raide dingue amoureux d’elle (😭).

A ce niveau du bouquin, je n’ai qu’une envie : le fermer et abandonner la saga. Mais voilà, l’histoire magique, elle, m’intéresse. Je poursuis donc ma découverte, en lisant d’un œil distrait les histoires d’amour (et surtout les scènes de 🤗).

Je ne pense pas être coincée, ni sainte-ni-touche. Pourtant, autant dans les livres que dans les films, je trouve les scènes de sexe superflues si ce n’est pas un porno. Je ne vois pas l’intérêt d’en mettre. Après… des scènes inutiles (avec ou sans sexe), il y en a pléthore dans cette saga (j’ai entamé le deuxième tome avant d’écrire ce retour). Je les trouve toutes aussi ennuyeuses et superflues.

2 petites parenthèses :

Un jour j’ai discuté de Confrontation avec mon N+1, qui était curieux de savoir ce que j’écrivais. Au terme de mon résumé, il m’a demandé : « Et ? Y a des scènes de cul ? Non parce que si tu veux intéresser le public, faut du sexe. » À l’époque, il n’y en avait pas. Aujourd’hui, j’en ai ajouté une mais uniquement pour marquer les contrastes dans le tempérament de Dorian… et elle dure environ la moitié d’une page.

Un autre jour, j’ai lu sur Facebook un sondage d’une auteure qui écrivait des romances. Elle voulait savoir ce que les lecteurs de ce genre de livres pensaient des scènes de sexe. N’étant pas amatrice du roman à l’eau de rose, je n’ai pas répondu et j’ai bien fait. Car par curiosité, j’ai regardé les résultats et la grande majorité trouvait ces scènes indispensables et une romance devait au moins en comporter une torride. Une petite minorité aimait bien. Personne n’avait donné ma réponse : aucun intérêt.

 

Après, les scènes où les personnages expriment l’importance de leurs liens d’amitié ou celles où il est question d’amour familiale, ça me fait doucement rigoler au départ et s’il y en a trop, ça me rend ronchon. Bon… il faut dire que mes amis et moi ne nous rabâchons pas sans arrêt qu’on est une famille de cœur. On apprécie de passer du temps ensemble, sans s’extasier devant la puissance de nos liens. Quant à la famille de sang, vous constaterez que je n’en parle quasiment jamais (et pas longtemps).

 

En résumé, les héritiers de Sorcha, c’est beaucoup de sentimentalisme que j’apprécie quand il s’agit d’un épisode de vingt minutes qui concerne des petits poneys qui parlent… moins quand je bouquine 441 pages alors que sans tous ces violons la moitié suffit.

 

Après… les histoires où tout est tout beau tout rose, hormis le méchant sorti d’un chapeau, ne m’attirent pas. Ce n’est pas pour rien que j’ai appelé ça un défi.  Et quand on me lit, on se rend vite compte que je vise plutôt le côté obscur de la force (et par pitié, je parle des trois premiers épisodes sortis, donc les épisodes 4 à 6).

Bref ! Je m’égare.

Malgré le sentimentalisme, l’amitié qui n’existe que dans les contes de fées et les scènes d’amour (qui se veulent poétiques, mais dans lesquelles j’ai l’impression que même l’auteure s’est perdue), j’ai été agréablement surprise par ce roman.

Le dosage est mal calibré à mon goût, mais l’histoire contre Cabhan s’est avérée suffisamment intéressante pour que j’ai envie de poursuivre la saga. J’aime beaucoup le concept du lien entre le magicien et son guide animal. Branna c’est le chien, Iona le cheval et Connor le rapace. Ça me fait penser à un film dont un seul épisode de la saga est sorti à propos de gens qui ne pouvaient pas vivre sans leur guide animal. C’est un peu vieux, je ne me souviens plus de l’histoire, mais j’avais bien aimé.

Fin, lui, est le descendant de Cabhan. Il peut parler à tous les animaux, mais n’a pas de guide particulier. Il a tourné sa veste par amour pour Branna (qui le rejette parce qu’il est le descendant de Cabhan) et a fait la nique à son ancêtre pour rallier les troupes des gentils ténébreux qui veulent l’envoyer six pieds sous terre. Et même si c’est facile, j’adore quand ce sont les gentils qui s’appellent les Ténèbre-eux, qu’ils rejettent leurs amis pour des raisons capillotractées et qu’ils complotent pour liquider quelqu’un. Bon… dans l’histoire, ils complotent surtout par vaincre avant d’être butés. Mais présenté comme ça, c’est moins drôle.

Meara et Boyle n’ont pas de pouvoir, mais comme ce sont des amis super chouettes, ils bravent le danger et risquent leur peau dans le but d’aider leur famille de cœur à zigouiller un dangereux sorcier que toutes les générations précédentes (et même la grande Ténébreuse) n’ont réussi qu’à blesser (même si parfois, il s’en est fallu d’un cheveu).

Ben oui, mais ils n’avaient pas de supers copains les précédents !

Qu’en savons-nous ? Ce n’est pas dit dans le roman !

Bref ! Voilà ! Les héritiers de Sorcha, c’est ça : des bons sentiments, des sentiments contradictoires, des cœurs amoureux, des cœurs brisés… mais aussi un peu magie. Et j’avoue que pour l’instant, j’aime bien cette histoire.

Mon Dieu ! Deviendrais-je mièvre ?

 

Bonne semaine et bonne.s lecture.s (écoute.s) 😘

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