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18 Ce chapitre contient des passages explicites. Il est déconseillé à un public non averti.

Blessure peut très bien être lu et compris sans la lecture de ce chapitre.

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— J’aimerais..... excusez-moi, mais j’aimerais parler !

Attablée depuis une heure maintenant, l’alcool que j’ai bu commence à faire effet. Je me racle la gorge et continue.

» J’aimerais annoncer une grande nouvelle qui m’a fait chaud au cœur, et que j’espère pouvoir vous annoncer un jour me concernant. Ma douce amie Elise, est enceinte, et je suis fière de pouvoir vous l’annoncer… Je crois bien que je l’envie aussi. Mais bon, maintenant que je suis mariée, je compte bien me rattraper.

Junien, qui dansait avec une fort belle demoiselle avant d’entendre sa femme parler et qui avait envoyé un sourire narquois à Cédric – le snobant et s’apitoyant sur son sort en même temps – perd tout sens de l’humour quand je prononce la fin de ma phrase. Je prends conscience à cet instant que nous n’avons jamais parlé d’avoir des enfants. Et de toute évidence, il semble ne pas en vouloir. Alors que moi, je le regarde, heureuse et amoureuse.

Un enfant de Junien, je ne désire plus que cette nouvelle maintenant.

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Enfin ! J’ai fini mes études ! J’ai vingt deux-ans et suis enfin libre. Libre, mais triste. Je pense toujours à Junien, mon premier amour… mon seul amour.

 

*

 

Je l'avais rappelé le soir même. Il n'avait guère été verbeux, mais nous avions rendez-vous, le lendemain, dans le parc en bas de chez moi. Il habitait trop loin pour que je puisse m'y rendre à pied. Comme je n'avais aucun moyen de transport, il avait consenti à venir me chercher en voiture.

J’avais un quart d'heure d'avance. J’avais attendu ce moment la journée durant. J’étais heureuse à l'idée de le revoir. Sans Elise, sans autocar, sans personne pour nous déranger. J’allais pouvoir, à loisir, l'écouter me conter fleurette.

— Bonsoir.

Il venait d'arriver. Je sentis mon cœur battre à m’en déchirer la poitrine. Il était là, il était venu pour moi, juste pour moi.

— Bonsoir.

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