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— Allô ? Elise ?

— Hein ? Oui c’est moi !

Elise a répondu à la troisième sonnerie du téléphone après son réveil. Elle est encore à moitié endormie. Les yeux lourds, elle se demande qui peut bien l’appeler à cette heure.

— C’est Ambre ! Tu dors encore ?

— Attends !

Elise, après avoir traversé le halle d’entrée de sa maison avec son téléphone sans fils et être entrée dans sa cuisine, attrape la première petite horloge qu’elle trouve.

— Euh ! Rassure moi… on est samedi ?

— Oui.

— Et il est bien six heures du matin ?

— Oui.

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Nous arrivons dans le parking d’un établissement devant lequel je n'ai jamais fait que passer, au bout de dix minutes. Le sol n’est que gravier et les places ne sont pas pas tracées. Toutefois, les cinq voitures présentes y sont bien garées. Le toit du bâtiment, comme le portail que nous avons passé, est vert. Du côté où nous arrivons le mur est crépis en beige. Tout du moins, est-ce la couleur qu’il a aujourd’hui, car il mériterait très certainement un bon décapage pour recouvrer sa couleur d’origine. La porte, en son milieu, est ouverte, et de chaque côté de celle-ci une porte fenêtre donne sur l’intérieur.

— Bonjour Elise !

L’hôtesse d’accueil tourne sa tête vers moi et me fait un signe amical.

— Madame ?

— Madame est une amie, lui explique Elise.

— Veut-elle s’inscrire ?

— Pas tout de suite, s'il vous plaît. Elle préfère voir avant de se décider.

La standardiste se retourne vers moi un sourire aimable aux lèvres. Elle a l’air gentille, presque bête. Elle donne l’impression d’être incapable de voir le mal en qui que ce soit.

— Et madame ? A-t-elle un nom ?

— Oui, je suis confuse. Je m’appelle Ambre, Ambre Clérèque.

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Ce matin, je me réveille douloureusement sur la froideur des carreaux du salon, courbatue par les coups que m’a donnés Junien hier. Assis dans son fauteuil, il me regarde amoureusement me revigorer doucement. Il a une tasse fumante dans les mains et me sourit.

— Tu sais Ambre, je ne me soucie pas pour notre couple. Je suis patient, j’attendrai que tu comprennes ce que je voulais te dire hier…

— Chéri ! Elise ne fera jamais…

— Chut !

Junien me prend dans ses bras pour m’aider à me lever. Il est d’une galanterie à laquelle je ne sais résister. Je me laisse guider par les bras sûrs de mon mari. Aux matins qui suivent nos disputes, Junien est le plus adorable des hommes. Sa folie douce s’est évaporée et il redevient l’ange que j’adore.

» Ne dis rien. Ma chérie nous nous aimons trop pour nous séparer définitivement. Regarde, quand je vais voir ailleurs, je reviens toujours. Tu veux savoir pourquoi ?

Je regarde ses yeux briller de gentillesse. Il m’hypnotise toujours avec son regard douceâtre. Je le regarde aussi fragile qu’une enfant, aussi curieuse qu’une petite fille.

— Oui !

— Parce que nous sommes fait l’un pour l’autre. Nous sommes faits pour être ensemble. Toi et moi. Parce que tu m’aimes trop pour vivre sans moi. Et parce que je tiens trop à toi pour te laisser me quitter sans rien faire.

Il me lève, me prend dans ses bras et m’emmène me coucher dans notre lit.

— Tu vas attraper la mort si tu ne te couvres pas. Je vais appeler ton patron et mes employés. Aujourd’hui est à nous.

Je dors toute la matinée, allongée la tête sur l’épaule de Junien, qui me regarde dormir, apaisée. Je ne m’inquiète plus de rien. Junien me promet d’être toujours là pour moi et cela me suffit pour vivre heureuse.

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